11 Commentaires

Oui. Le comportement des touristes asiatiques est connu.

Leur norme comportementale est clairement décalée par rapport à celle d'un "occidental", sachant de plus que même entre occidentaux nos comportements sont très différents.

Ils sont tous collés, au coude à coude, il n'y a pas le même savoir vivre et savoir être parce que la notion de vie privée là-bas est fort différente de la notre, de même que l'Histoire ou les influences religieuses... donc nécessairement la culture est différente. Les codes sont différents.

Ceci étant dit, l'on pourra faire la même critique avec n'importe quel touriste, de n'importe quel pays, issue du prolétariat ou du sous-prolétariat.

J'ai pu expérimenter cela avec mes propres contemporains alors que j'étais en Pologne.

Des touristes français, une famille il me semble, étaient assis à une autre table d'un restaurant de pierogi, ils se comportaient comme des beaufs. Bruyants, vulgaires et grossiers. Ils critiquaient tout et tout le monde en étant persuadés que personne ici à Cracovie ne comprendrait le français...

Alors que je les regardais, fortement agacé par leur attitude, l'un d'eux avait lancé un "je crois qu'il nous comprend lui" auquel j'avais répondu un sec "oui je vous comprends".

Ils ont alors changé de comportement, tant pour l'attitude physique, leur manière de se tenir, ils semblaient soudainement plus tendu, que la manière dont ils parlaient qui, subitement, s'étaient retrouvée au même volume sonore que l'ensemble du restaurant.

En sortant, au moment de régler ma note, j'ai présenté mes excuses à la caissière, en lui priant de bien vouloir croire que tout les français n'étaient pas comme cet échantillon.

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"Comme cet échantillon"... Très bien raconté.

Je partage parfaitement votre point de vue, ressenti et expérience. Je pourrais raconter exactement la même chose (en plusieurs exemplaires) des Russes, des Ukrainiens, des Français et j'en passe. Je pense que nous avons tous vécu ça.

En vous lisant, j'ai repensé au phrasé qui j'ai posté récemment un peu partout : "Qu'est-ce qu'une bonne éducation ? C'est la capacité de supporter la mauvaise éducations des autres"...

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Je voyageais en Russie deux fois, une fois avant le fini du URSS et l'autre après. C'était un experience différent. Je trouvais des russes un peuple difficiles. Je connais des russes juifs qui vennaient aux USA dans des années 70 pour éviter des problèmes des juifs avaient dans ce temps-là en Russie. La plus part des gens les trouvaient etranges. Moi aussi. Elles parlaient pas l'anglais. Et je voulais pas leurs critiquées à cause des actions ou habitueds different que les nôtres. Au contraire, j'ai acheté un livre pour apprendre le russe et commencer à parler avec eux. Après ça, elles m'ont vues comme un ami, et m'ont invitées chez eux pour connatire leurs famille et manger. Oui, pour un american de 18 ans, elles étaient etranges, mais je me sens mieux au fait que j'ai laissé mon coeur génie me directer a les accepter et non les critiquer a cause de les différences. Je crois que tu pourrais évité de dire que les gens dans cette petite histoire sont des chinois et seulement dit des gens asiatique ou orientals. non? Voici une histoire de mon experience en chine apprenant comment accepter des difference cultural. Cheers. https://toddcornell.substack.com/p/the-yin-yang-effect

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Todd,

Personnellement, je n’ai jamais été en Chine. Et bien que j’aie régulièrement des étudiants chinois en classe, je ne m’aventurerais pas à affirmer que les asiatiques dans le train étaient des Chinois.

Or c’est précisément ce que j’ai fait au début de mon article. J’ai parlé des « asiatiques » et non des Chinois. C’est lorsque j’ai posé ma question sur LinkedIn que les gens ont commencé à parler des Chinois. Et tout le monde convergeait vers l’idée que ça devait être les Chinois et personne d’autres.

Je n’ai fait que condenser toutes les réponses dans cet article sous l’égide d’une interrogation « où est la frontière entre des cultures et l’éducation? ». Car, à l’évidence, la frontière est fine, intangible et quasi indéfinissable.

Et le sous-titre « Les méchans Chinois » est naturellement au second degré, et il est là pour éveiller l’intérêt des lecteurs, par pour accuser…

Je vais lire votre article

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« Quelle est la référence de la bonne conduite » ? C’est de prendre une conduite en adéquation avec son éducation. Par exemple, une personne polie garde en elle les principes de la décente conduite, qui font partie intégrante de son unicité et de sa gestuelle. Inversement, la personne qui a grandi sans éducation adoptera d’instinct une mauvaise conduite. Dans le quotidien de tous les jours, il doit pour se conformer à son environnement, adopter les us et coutumes du pays dans lequel il se trouve. Ces fonctionnements font partie de la vie en société.

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J’enfoncerais même le clou en disant qu’est-ce qui est une bonne ou mauvaise conduite en soi ? Qui la définit et selon quels critères ? De la même manière, qu’est-ce qu’une personne polie ? Selon les critères de qui ? Tout le problème est dans le référencement. C’est justement pour ça qu’au début j’avais écrit « se comportant de manière assez inhabituelle pour un samaritain français, voire européen ».

En revanche, il est absolument clair qu’il faut se conformer à son environnement, et adapter les us et coutumes du pays dans lequel on se trouve. En Russie il y a un proverbe : « ne va pas dans le monastère d’autrui avec ta propre prière »…

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« Qu’est-ce qui est une bonne ou mauvaise conduite en soi ? » Hormis les règles d'usages, une bonne conduite, c’est avoir de la tolérance, accepter la différence. Et une mauvaise conduite relève de l’intransigeance.

« Qui la définit et selon quels critères ? » Chaque personne définit ses propres critères. En usant des règles qu’elle accepte par l’essence de sa personnalité. « De la même manière, qu’est-ce qu’une personne polit ? » Je dirais simplement une personne qui conçoit de l'attention envers une tierce autre et la respecte.

« Selon les critères de qui ? » Selon notre propre critère de jugement et sans tenir compte des différences ! Vous dites qu'en Russie il y a un proverbe : « ne va pas dans le monastère d’autrui avec ta propre prière ». Ce proverbe reste très juste !

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« Chaque personne définit ses propres critères. En usant des règles qu’elle accepte par l’essence de sa personnalité. » Et si chaque personne définit ses propres critères, ne pensez-vous pas que ça fera un bordel innommable ? Qu’il faudrait quand mêmes des règles communes…

« Je dirais simplement une personne qui conçoit de l'attention envers une tierce autre et la respecte. » Et est-ce que les Asiatiques dans ce train le faisaient ? Et est-ce que le fait de me poser cette question signifie que je les juge ?

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« Et si chaque personne définit ses propres critères, ne pensez-vous pas que ça fera un bordel innommable ? Qu’il faudrait quand même des règles communes ! » Ma réflexion, je précise au début, hormis les usages. Dans les us et les coutumes, une pointe de tolérance éradique les préjugés !  Et cette façon d’être, je me l’applique, je ne l’impose pas ! Quand j'écris l’extrait suivant « Je dirais simplement une personne qui conçoit de l’attention envers autrui et la respecte. » J’exprimais un devoir concret s'il y avait la condition d'un évènement triste. Et vous posez deux interrogations « Et est-ce que les Asiatiques dans ce train le faisaient ? Et est-ce que le fait de me poser cette question signifie que je les juge ? »Je réponds à ceci : le contexte est différent et je ne pense pas que vous demeurez dans le jugement, mais vous vous interrogez ! Voici quelques extraits de vécus. Que pensez-vous du personnel qui mange au bureau ? Près d'un quai ? Dans une salle de cinéma ? Et pour finir dans la rue ou un jardin public ? Et bien, j'avais adopté cette conduite partout. J'ai bien aimé les quais de Paris ! J'ai apprécié la contemplation près des quais, un Kébab en main ! On reste humain, non ?

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Bon, là, l'exemple que vous prenez me semple parmi les moins offensifs. Manger sur les quais, ce n'est je pense problème pour personne. Il me semble que ça n'empiète sur l'amour propre et la liberté de personne. D'autant plus que seule une minorité le fait...

En revanche, manger de son tupperware au bureau devant son ordinateur et faire répandre l'odeur dans tout le bureau, c'est un peu moins agréable pour l'entourage. D'ailleurs, sur le sujet semblable une certaine Marielle a raconté une histoire marrante dans les commentaires à cet article à l'époque : https://www.newpointdeview.com/pro/intelligence-sociale/cultures-education-frontiere/#comment-7346

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déc. 19, 2022Liké par Anton Malafeev

En mentionnant la pause kébab sur le quai, je n'avais pas spécifié que j’avais suivi l’exemple de mon ami. Sinon, mes us et coutumes auraient pris le dessus. Je réalise que nous finissions, d’instinct, par développer des aprioris parasites avec des us et des coutumes. « En revanche, manger de son tupperware au bureau devant son ordinateur et faire répandre l’odeur dans tout le bureau, c’est un peu moins agréable pour l’entourage. » Je l’admets, mais c’était souvent que des sandwichs dans les bureaux ! « D’ailleurs, sur le sujet semblable, une certaine Marielle a raconté une histoire marrante dans les commentaires à cet article à l’époque : » J’ai lu le passage de l'œuf dur dans l'avion, et je remarque que la dame asiatique a réagi avec attention, en présentant un œuf à l’enfant. La politesse fait partie des usages et dans l'un des précédents messages, j’avais précisé qu’une pointe de tolérance éradique les préjugés. Et pour conclure, qui des deux couples restent bloqués sur sa position, en accentuant sur un apriori défavorable ?

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